Une sauvegarde WordPress complète associe les fichiers du site et sa base de données. Avant de faire confiance à un bouton « Sauvegarde terminée », vérifiez ce qui a été conservé, où se trouve la copie et comment la restaurer si votre administration devient inaccessible.
Ce guide propose une grille de préparation et de contrôle. Il ne garantit aucun délai de reprise.
Fichiers et base de données : deux éléments à rapprocher
La base contient notamment les articles, commentaires et réglages. Les fichiers comprennent les thèmes, extensions, médias et éléments de configuration. Une copie du seul répertoire WordPress ne contient généralement pas la base, stockée séparément dans MySQL ou MariaDB. La documentation WordPress sur les sauvegardes distingue ces deux ensembles.
Donnez un même repère au lot : site concerné, date, heure et méthode. Si les fichiers datent d’une version et la base d’une autre, il devient plus difficile de comprendre ce que vous pourrez retrouver. Pour une boutique ou un site recevant des contributions, prévoyez avec l’hébergeur une méthode cohérente pendant les écritures.
| Pièce | Contrôle à préparer |
|---|---|
| Base de données | Export correspondant au bon site et aux tables attendues |
| Médias, thèmes et extensions | Présence des dossiers nécessaires et des personnalisations |
| Configuration | Accès protégé ; aucun secret dans un dossier public |
| Journal du lot | Date, périmètre, emplacement et résultat de l’opération |
Choisir une méthode que vous saurez restaurer
Trois voies sont possibles : un outil de l’hébergeur, une extension dédiée ou une copie administrée des fichiers accompagnée d’un export de base. Le choix dépend de vos accès et de la procédure de reprise disponible. Une méthode complexe sans personne capable de l’exécuter n’est pas un avantage.
Demandez au fournisseur quelles données sont incluses, combien de versions restent disponibles, où elles sont conservées et comment les récupérer après la fermeture du compte ou une indisponibilité de WordPress. Ne supposez pas qu’un service conserve les courriels, la configuration du serveur ou tous les sites d’un même abonnement.
Pour la copie des fichiers, WordPress attire notamment l’attention sur wp-content et wp-config.php. Les thèmes personnalisés, extensions et téléversements font partie du périmètre à examiner. Le fichier de configuration contient des informations sensibles : protégez la copie et limitez les personnes qui y accèdent. Détail officiel du périmètre des fichiers.
Exporter la bonne base sans modifier le site
Le panneau de l’hébergeur peut donner accès à phpMyAdmin ou à un outil équivalent. Avant un export, identifiez la base réellement utilisée par le site. Plusieurs installations peuvent cohabiter sur un compte : sélectionner la première base de la liste ne suffit pas.
La documentation WordPress décrit un export SQL et la restauration par import dans une base. Ce sont deux opérations différentes : exporter produit une copie ; importer peut remplacer des données. Si vous ne pouvez pas identifier la cible avec certitude, demandez l’aide de l’hébergeur avant toute restauration. Sauvegarder et restaurer une base WordPress.
Définir la fréquence selon ce que vous acceptez de perdre
Posez une question concrète : quelles modifications devrais-je refaire si je revenais à la dernière copie ? Un article hebdomadaire et des commandes enregistrées à longueur de journée ne posent pas le même problème. Les visites seules ne déterminent pas cette fréquence.
WordPress recommande des sauvegardes régulières, notamment avant une mise à jour. Conservez plusieurs versions dans des emplacements distincts. Une copie uniquement accessible par le même compte que le site peut devenir indisponible avec lui ; vérifiez que vous savez réellement récupérer au moins un lot sans ouvrir l’administration WordPress.
Préparer un test de restauration sur une copie isolée
Le scénario ci-dessous est une proposition de contrôle, pas le compte rendu d’un essai. Faites préparer un environnement de test séparé, avec une base et un emplacement distincts. Il doit être identifiable sans ambiguïté avant le lancement de l’import.
- Définissez les résultats attendus. Choisissez quelques pages, un média et un contenu récent que la sauvegarde doit contenir.
- Identifiez le lot. Notez la date et les archives nécessaires ; ne mélangez pas des morceaux de plusieurs versions.
- Isolez les effets extérieurs. Faites vérifier que la copie ne déclenchera pas de courriels clients, paiements ou synchronisations avec la production.
- Restaurez sur la cible de test. Suivez la procédure de votre solution avec l’hébergeur si nécessaire. Ne lancez pas ce test sur le site public.
- Contrôlez le résultat. Ouvrez les pages choisies, les médias et l’administration ; examinez aussi les fonctions propres au site.
- Documentez les écarts. Notez ce qui manque, les erreurs rencontrées et le temps réellement observé, sans le transformer en garantie pour un futur incident.
Une page d’accueil visible ne suffit pas si la médiathèque manque ou si la base ne contient pas les dernières données attendues. Conservez votre liste de contrôle avec les instructions de récupération.
Si le site est déjà compromis
Ne choisissez pas automatiquement la copie la plus récente : elle peut déjà contenir le problème. Préservez les éléments utiles au diagnostic et demandez une assistance adaptée. La restauration doit s’accompagner du traitement de la cause de l’incident ; une copie ne constitue pas, à elle seule, une protection contre un nouvel accès indésirable.
Questions fréquentes
L’export des articles suffit-il ?
Il ne remplace pas un lot de reprise comprenant les fichiers et la base. Vérifiez le périmètre exact de la fonction d’export employée.
Une copie sur le serveur suffit-elle ?
Elle peut aider, mais vérifiez aussi comment récupérer une version si ce serveur ou son compte deviennent inaccessibles.
Combien de temps prend une restauration ?
Aucun délai universel n’est annoncé ici. Mesurez-le sur une copie de votre site, avec la méthode et les accès réellement disponibles.
Source : documentation officielle WordPress.

