Le piratage massif de Cegedim (l’un des géants de l’informatique médicale) révélé fin 2025 secoue le monde de la santé. Ce n’est pas seulement une fuite de noms ou d’adresses : ce sont les notes personnelles de votre médecin qui ont été volées. Des millions de Français sont concernés. Entre chiffres records et risques de chantage, découvrez les coulisses d’une attaque qui brise le secret médical.
L’essentiel sur la fuite Cegedim/MLM
🩺 Vos secrets médicaux ont été victimes d’une intrusion informatique majeure fin 2025.
📊 Qui est touché ? Entre 11 et 19 millions de patients français. Le danger concerne surtout les notes privées (texte libre) rédigées par vos médecins.
🔓 Le risque majeur : Vos informations intimes (maladies, confidences, contexte personnel) circulent. Attention aux tentatives de chantage ou d’usurpation d’identité.
⚠️ Vigilance Phishing : Les pirates peuvent utiliser le nom de votre médecin pour vous envoyer des SMS ou emails de piège très crédibles.
✅ Votre plan d’action immédiat :
1️⃣ Utilisez notre simulateur de risque juste en dessous.
2️⃣ Demandez à votre médecin s’il utilise le logiciel MLM.
3️⃣ Ne cliquez sur aucun lien suspect reçu par SMS ou email.
Coulisses du piratage MLM : ce qui s’est vraiment passé
Après des mois de rumeurs, le voile se lève sur le piratage CEGEDIM : votre médecin a été hacké, vos secrets de santé vont-ils se retrouver sur Google ? Cette attaque révèle une faille bien plus grave qu’un simple bug technique.

Comment les pirates ont-ils réussi à voler ces données ?
L’alerte a jailli de flux atypiques sur les serveurs SaaS de MLM. Des requêtes massives et répétées ont trahi une exfiltration identifiée fin 2025. Les équipes techniques ont alors découvert l’intrusion.
Les hackers ont forcé l’interface applicative pour aspirer les dossiers. L’infrastructure cloud de l’éditeur n’a jamais bloqué ces accès frauduleux au système. C’est une faille de sécurité majeure.
Cegedim a fini par avouer l’incident sous la pression médiatique. Retrouvez les détails sur le site officiel de Cegedim. La transparence reste pourtant très partielle dans ce dossier.
Malgré les outils de surveillance, les pirates ont eu le temps de copier des volumes de données colossaux avant toute réaction. Une détection bien trop tardive.
Simulateur : Suis-je concerné par la fuite Cegedim ?
Évaluez si vos données de santé ont été exfiltrées.
Votre médecin utilise-t-il MLM ?
Avez-vous consulté depuis début 2024 ?
Avez-vous reçu une alerte ?
Sans consultation récente, vos données n’étaient probablement pas dans les flux visés.
Interrogez votre médecin sur l’utilisation du logiciel MLM lors de votre prochaine visite.
Le logiciel de votre praticien a été visé. Vos dossiers sont probablement compromis.
Vos données font partie du lot exfiltré. Soyez vigilant face au phishing.
Si votre praticien n’utilise pas MLM, vos données n’ont pas été touchées par cette faille.
11 ou 19 millions de victimes ? La bataille des chiffres
L’éditeur minimise l’impact en citant 1 500 médecins touchés. Une communication de crise classique. Pourtant, les hackers de Dumpsec affichent des ambitions bien plus inquiétantes.
On parle de 11 à 19 millions de patients exposés. Cette divergence majeure crée une incertitude totale que le ministère de la Santé tente désormais d’arbitrer.
Les estimations font froid dans le dos :
“Entre 11 et 15 millions de personnes seraient concernées par cette fuite de données médicales, selon les estimations de l’enquête.”
Consultez l’enquête de Numerama pour comprendre l’ampleur réelle du désastre. Les faits sont là, têtus.
Le scandale des annotations : vos secrets les plus intimes dehors
Au-delà des simples statistiques, c’est la nature même des informations volées qui glace le sang, transformant des dossiers médicaux en véritables bombes à retardement.
Le vrai danger : quand vos confidences deviennent publiques
Dans son logiciel (MLM), votre médecin a deux façons de noter les choses :
- Les cases à cocher (ex: “Vaccin à jour”, “Grippe”).
- Les notes personnelles (ex: “Le patient a des problèmes d’alcool”, “Difficultés dans son couple”, “Anxiété liée au travail”).
Ce sont ces notes intimes, souvent non protégées, que les pirates ont récupérées.
Ces zones de saisie non formatées sont une mine d’or. Le médecin y note souvent des détails personnels pour se souvenir du contexte. Malheureusement, ces commentaires n’étaient pas suffisamment protégés par le logiciel. Ils sont désormais lisibles par n’importe quel pirate.
| Type de donnée | Nature du contenu | Niveau de risque |
|---|---|---|
| Administratif | Nom/Prénom | Modéré |
| Médical structuré | Pathologies | Élevé |
| Annotations libres | Confidences intimes | Critique |
| Coordonnées | Email/Tel | Élevé |
La vulnérabilité est ici humaine autant que technique. Le logiciel a permis le stockage de secrets sans chiffrement adéquat des champs libres.
Pathologies et orientations sexuelles : le prix de la fuite
Les fichiers contiennent des mentions sur le SIDA ou le cancer. Ce sont des informations ultra-sensibles par nature. Leur divulgation peut briser des vies sociales et professionnelles entières.
On y trouve aussi des précisions sur l’orientation sexuelle ou des drames familiaux. Pour une personnalité publique, c’est une porte ouverte au chantage. Le risque de discrimination à l’embauche ou à l’assurance devient soudainement très réel et immédiat.
Données ultra-sensibles exposées
Environ 1 % des patients sont touchés par des fuites d’annotations critiques : statut VIH, orientations sexuelles, pratiques religieuses et traumatismes personnels graves comme l’inceste.
- Mentions de pathologies lourdes (VIH, cancers)
- Orientations sexuelles et préférences intimes
- Secrets de famille et traumatismes psychologiques
Le secret médical est ici bafoué de manière industrielle. Les conséquences psychologiques pour les victimes sont souvent sous-estimées par les autorités.
Cegedim face à ses responsabilités et à son passif
Cette crise n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais plutôt l’épilogue prévisible d’une série de manquements déjà pointés du doigt.
Cegedim et la CNIL : une surveillance qui ne date pas d’hier
Cegedim n’en est pas à son premier rappel à l’ordre. En septembre 2024 la CNIL avait déjà frappé fort. L’entreprise avait reçu une amende de 800 000 euros.
Le grief portait sur le traitement de données non anonymes. L’éditeur utilisait un “observatoire” sans les autorisations nécessaires. Cette récurrence des failles pose la question de la culture de sécurité. Le profit semble avoir primé sur la protection.
Sanction de la CNIL
En septembre 2024, Cegedim Santé a été condamnée à 800 000 euros d’amende pour avoir traité des données de santé pseudonymes sans autorisation préalable.
Pour comprendre l’ampleur du dossier consultez le communiqué officiel de la CNIL concernant la sanction de 2024. Les faits y sont détaillés avec précision. C’est une lecture édifiante et nécessaire.
Les experts s’interrogent sur l’efficacité des sanctions passées. Apparemment l’amende n’a pas suffi à provoquer un sursaut de vigilance suffisant.
La réponse judiciaire et les exigences du ministère
La ministre Stéphanie Rist a réagi avec une fermeté notable. Elle a exigé des comptes immédiats à la direction du groupe. Un dépôt de plainte officiel.
La responsabilité juridique de l’éditeur est désormais engagée sous l’angle du RGPD. Le secret médical est une obligation légale stricte pour les prestataires. Ils doivent garantir l’intégrité des données confiées par les médecins. Toute négligence peut coûter très cher.
L’État hausse le ton.
Le ministère de la Santé a sommé Cegedim Santé d’agir et a exigé un compte rendu
Voilà qui est désormais très clair.
Retrouvez les détails dans cette dépêche AFP sur les suites judiciaires. Le dossier est entre les mains de la justice.
Comment réagir si votre dossier médical a été piraté
Face à l’ampleur du désastre, l’heure n’est plus seulement au constat mais à l’action individuelle pour limiter les dégâts personnels. Piratage CEGEDIM : votre médecin a été hacké, vos secrets de santé Voici la marche à suivre.
Comment savoir si VOS données médicales ont fuité ?
Identifiez d’abord le logiciel de votre praticien. Demandez-lui directement s’il s’appuie sur “Mon Logiciel Médical” de Cegedim. C’est votre droit le plus strict et légitime.
Mais le médecin doit aussi légalement vous notifier toute violation de données. Cette communication précise la nature des informations compromises. Ne restez pas dans l’attente passive d’un courrier postal.
- Interroger son médecin sur l’usage du logiciel MLM
- Surveiller ses emails et courriers
- Consulter les sites de veille en cybersécurité
Étapes de vérification :
- Questionnez votre médecin sur l’usage de MLM.
- Vérifiez vos notifications légales de violation.
- Signalez toute activité suspecte sur Cybermalveillance.
Bref, exigez des réponses claires des professionnels de santé concernés. La transparence reste le premier rempart contre l’angoisse générée par cette faille.
Protéger son identité face aux menaces du darknet
L’usurpation d’identité est un risque concret avec vos coordonnées en liberté. Des pirates peuvent ouvrir des comptes ou souscrire des crédits en votre nom.
Pourtant, méfiez-vous des messages suspects. Ne cliquez jamais sur des liens réclamant vos codes bancaires. Les escrocs simulent souvent une urgence médicale pour vous piéger.
| Menace | Action | Urgence |
|---|---|---|
| Phishing | Ne pas cliquer | Haute |
| Usurpation | Surveiller ses comptes | Critique |
| Chantage | Porter plainte | Immédiate |
Le mot de la fin : ne restez pas dans le doute
Ce piratage n’est pas une simple ligne de code cassée, c’est une intrusion dans ce que nous avons de plus privé. Si l’éditeur et les autorités font leur travail de leur côté, votre meilleure protection reste votre vigilance. Posez la question à votre médecin, surveillez vos comptes et ne laissez aucune tentative de chantage ou de phishing passer.
📢 Aidez vos proches à se protéger : Beaucoup de patients ignorent encore que leurs données sont peut-être dans la nature. Partagez cet article sur vos réseaux ou envoyez-le à votre famille pour qu’ils puissent, eux aussi, tester leur niveau de risque avec notre simulateur.
FAQ
Quel est le mode opératoire utilisé pour le piratage de Cegedim Santé ?
L’attaque a ciblé spécifiquement Mon Logiciel Médical (MLM), une solution SaaS utilisée par des milliers de praticiens. Cegedim a détecté des requêtes applicatives anormales sur les comptes de certains médecins à la fin de l’année 2025. Ce comportement suspect a révélé une exfiltration de données via l’interface du logiciel, permettant aux pirates d’aspirer des volumes importants d’informations administratives et personnelles.
Quelles sont les données de santé réellement compromises lors de cette fuite ?
Si les dossiers médicaux structurés sont restés intègres selon l’éditeur, la fuite concerne des données administratives (nom, prénom, coordonnées) et, plus grave encore, des annotations en texte libre. Ces notes saisies par les médecins peuvent révéler des informations ultra-sensibles : pathologies comme le SIDA, orientations sexuelles, pratiques religieuses ou traumatismes personnels tels que des viols ou des secrets de famille.
Combien de patients français sont concernés par ce piratage massif ?
Les chiffres font l’objet d’une guerre de communication. Le groupe de hackers Dumpsec revendique les données de 19 millions de patients, tandis que France 2 avance une estimation entre 11 et 15 millions. De son côté, Cegedim minimise l’impact en précisant que seuls 1 500 médecins sur 3 800 utilisateurs de MLM ont été touchés. Le ministère de la Santé évoque quant à lui 169 000 personnes pour les données les plus sensibles.
Comment savoir si mon dossier médical fait partie des données piratées ?
La première démarche consiste à demander à votre médecin traitant ou spécialiste s’il utilise le logiciel MLM de Cegedim Santé. En vertu du RGPD, les professionnels de santé ont l’obligation légale de notifier individuellement chaque patient si une violation de données présente un risque élevé pour sa vie privée. Ne restez pas dans l’attente et sollicitez directement votre praticien pour obtenir une confirmation.
Cegedim Santé avait-elle déjà fait l’objet de sanctions par la CNIL ?
Absolument. En septembre 2024, la CNIL a infligé une amende de 800 000 euros à Cegedim Santé. Cette sanction faisait suite à l’utilisation d’un “observatoire” de données de santé qui traitait des informations pseudonymes sans les autorisations nécessaires. Ce passif soulève aujourd’hui des questions cruciales sur la culture de sécurité et de confidentialité au sein de l’entreprise.
Quelles précautions prendre pour protéger mon identité après cette cyberattaque ?
Soyez extrêmement vigilant face aux tentatives de phishing ciblé. Les pirates peuvent utiliser vos informations médicales ou le nom de votre médecin pour paraître crédibles et vous soutirer des codes bancaires. Surveillez également toute activité inhabituelle sur vos comptes et, en cas de doute ou d’usurpation d’identité avérée, signalez l’incident sur la plateforme officielle Cybermalveillance et portez plainte.







